dossier
Février 2001
 
Marie-Claude et Didier Della-Vedove : la valorisation d’un riche patrimoine
 
Par Suzanne Dion,
consultante en communications et développement des organisations
Xavier Abadie : animateur, marchand de bonheur
Hubert Lacoste : une production hautement spécialisée pour un marché mondial
Marie-Claude et Didier Della-Vedove : la valorisation d’un riche patrimoine
Chantal Dufour et Alain Forget : l’art des potions magiques
Yvonne Lefort et Bernard Tremblay : nouveaux coureurs des bois
Marc Laperrière : développeur régional
Le Domaine de Bilé de la famille Della-Vedove s’étend sur 240 hectares dont 230 sont consacrés aux grandes cultures : blé, maïs, soja, tournesol, colza, pois et féveroles, et 10 à la vigne. Ces derniers 10 hectares sont à l’ori-gine de 40 % du revenu. La valeur de ces vignes vient de l’utilisation que l’on fait de ses raisins : de l’Armagnac, cette eau-de-vie jouissant d’une renommée mondiale, et du Floc de Gascogne, un apéritif aux parfums d’Armagnac.

Il y a quatre ans, Marie-Claude, fille d’éleveurs et détentrice d’un bac agricole qui appréciait son travail dans un centre social, fit le choix de devenir coexploitante avec son mari Didier qui avait pris la relève de ses parents. « Je sens qu’on peut progresser, qu’on peut valoriser notre travail. Alors c’est par goût que j’ai fait ce choix qui est important aussi pour ma famille. Si les femmes n’ont pas beaucoup de place sur les fermes céréalières, notre présence semble plus naturelle lorsqu’on travaille des produits à forte valeur ajoutée. »
Alors que Didier est responsable des cultures : traitements, taille, récolte, irrigation… Marie-Claude prend en charge la gestion, la mise en bouteille, la vente et tout ce qui entoure la vigne et la communication. C’est dans la valorisation de l’activité viticole qu’elle voit sa contribution au développement de l’entreprise. Elle organise ainsi des soirées à thèmes autour de la distillation, des week-ends Alambic et pense à divers forfaits pour intéresser les visiteurs.
Les Della-Vedove veulent augmenter la part de leur exploitation consacrée à la vigne, mais cette transformation doit se faire par étapes. D’abord, il y a des permis à obtenir et puis une vigne met trois ans avant de rapporter. Ensuite, un Armagnac doit rester sept ans en bouteille avant d’être vendu alors qu’un vieil Armagnac doit avoir au moins 20 ans. Si Marie-Claude et Didier profitent maintenant du vieil Armagnac produit par les pa-rents Della-Vedove, les transformations qu’ils planifient profiteront surtout à leurs enfants.
Il est plus avantageux de vendre directement aux consommateurs des produits d’aussi grande valeur. Marie-Claude développe des ententes avec des organisateurs de voyages, prépare des courriers pour ses clients éparpillés dans toute l’Europe, participe aux activités de différents réseaux et utilise ses compétences d’accueil pour faire connaître à ses visiteurs leur exploitation et les particularités de ses produits. L’environnement fleuri qu’elle a créé donne aux touristes, dès leur arrivée, l’image de la qualité de l’accueil qu’ils y recevront et des produits qu’ils dégusteront.

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